KEMETOS, LE NOUVEAU PARADIGME

LIVRE 1: FORTIFICATION  |  PARTIE 1: La Brèche Haïtienne 

Rapport du Général de Brigade Pétion

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Nous avions débarqué à Cuba, en Colombie, Nicaragua, Panama et au Venezuela, pour l’opération conjointe « El Brazo de Amaru », Le Bras D’Amaru – en référence au dernier roi Inca de la dynastie de Manco Inca. C’était une opération planifiée avec les forces de la fédération Bolivarienne afin de repousser les forces hostiles, identifiées comme nord-américaines, qui avaient déjà conquis tout le Mexique et disséminaient progressivement leurs forces de combat dans les autres pays de la fédération Bolivarienne afin de les affaiblir et les conquérir. Les forces Bolivariennes attaquèrent l’ennemi à l’intérieur des villes dont ils avaient une connaissance parfaite, tandis que les forces terrestres de l’armée fédérale africaine les attaquèrent sur les flancs et les arrières usant de l’infanterie légère et mécanisée.

Pendant près de deux semaines, la coalition s’est battue sillonnant ville après ville, région après région jusqu’au jour où les forces hostiles se replièrent sur le littoral colombien et vénézuélien. Elles prirent le large et disparurent de nos écrans radars, tout simplement. Pourtant durant l’heure qui précéda ce retrait rapide et incompréhensible, nos radars d’interception avaient capté des échos cryptés mais avant même de les décoder, les stations de communication au nord de Haïti avaient commencé à émettre divers signaux d’alerte que nous n’avions pas vraiment estimés être d’un grand danger car tous les territoires des Caraïbes faisant face à l’Amérique du Nord étaient en proie à des assauts timides que nous parvenions à repousser. Mais là, il s’agissait de tout autre chose. Nous nous retrouvâmes face à une invasion similaire à celle que connaissait le continent sud-américain en termes de troupes hostiles, lesquelles étaient concentrées dans le Nord d’Haïti, ce qui intensifia leur pouvoir de pénétration dans nos lignes de défense.

En moins d’une heure, nos garnisons au nord de Haïti se mirent à tomber une à une, nos forces furent repoussées plusieurs kilomètres en arrière, se repliant de ville en ville. Il était désormais manifeste que nous faisions face à une opération d’invasion longuement préparée et avec des moyens qui allaient nous dépasser. J’ai aussitôt prévenu l’état-major conjoint qui s’occupait de l’opération « El Brazo de Amaru » pour les avertir que toutes nos troupes, que ce soit sur Cuba, Haïti, Saint Domingue et la Jamaïque, ne pourraient repousser cette invasion. Il me fallait des renforts, autrement nous serions amenés à perdre non seulement Haïti, qui deviendrait leur tête de pont la plus solide au cœur des Caraïbes, mais aussi toutes les autres îles alentours et, en fin de compte, toute la zone des Caraïbes.

Dans la foulée, un message prioritaire fut envoyé au Haut Commandement Militaire Fédéral pour une intervention d’urgence de la Division des Opérations Spéciales. Le plus important des bataillons commando étaient sur le chemin du retour après une mission épuisante de plusieurs mois à l’autre bout de la terre en Free Papou State et en Ulunu Abiriginal Free State en Australie, leur compétence et leur équipement à la pointe de la technologie nous étaient indispensables. Il nous les fallait absolument. Tout retard ne ferait que précipiter la chute d’Haïti et du drapeau fédéral qui flotte en ce moment même sur la place centrale de mon état-major.

 

Fait à Port-Au-Prince, le 15 octobre 2215,

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Pétion Jean-Remis, Général de Bridage

Responsable Logistique de l’Opération « El Brazo de Amaru »

Chef d’état-major des forces d’auto-défense du territoire fédéral d’Haïti

 

Illustration: l’acteur Idris Elba dans « Pacific Rim »